Aimé Cesaire - Politique

Aimé Cesaire - Politique
Aimé Fernand David Césaire (né à Basse-Pointe, Martinique, le 26 juin 1913) est un poète et homme politique français. Son œuvre a été marquée par la défense de ses racines africaines.Son grand-père était le premier enseignant noir en Martinique et sa grand-mère, contrairement à beaucoup de femmes de sa génération, savait lire et à écrire et apprit ces dons très tôt à ses petits-enfants. En septembre 1931 il arrive à Paris en tant que boursier du gouvernement français pour rentrer en classe d'hypokhâgne au lycée Louis-le-Grand où, dès le premier jour, il rencontre Léopold Sédar Senghor, avec qui il noue une amitié qui durera jusqu'à la mort de ce dernier.Guyane.

En septembre 1934, Césaire fonde, avec d'autres étudiants antillo-guyanais et africains (parmi lesquels Léon Gontran Damas, le Guadeloupéen Guy Tirolien, les Sénégalais Léopold Sédar Senghor et Birago Diop), le journal L'étudiant noir. C'est dans les pages de cette revue qu'apparaîtra pour la première fois le terme de « Négritude ». Ce concept, forgé par Aimé Césaire en réaction à l'oppression culturelle du système colonial français, vise à rejeter d'une part le projet français d'assimilation culturelle et à promouvoir l'Afrique et sa culture, dévalorisées par le racisme issu de l'idéologie colonialiste.

Construit contre l'idéologie coloniale française de l'époque, le projet de la Négritude est plus culturel que politique. Il s'agit, au delà d'une vision partisane et raciale du monde, d'un humanisme actif et concret, à destination de tous les opprimés de la planète. Césaire déclare en effet : « Je suis de la race de ceux qu'on opprime ».

Sa pensée et sa poésie ont également nettement marqué les intellectuels africains et noirs américains en lutte contre la colonisation et l'acculturation.
En 1945, Aimé Césaire est élu maire de Fort-de-France. Dans la foulée, il est également élu député, mandat qu'il conservera sans interruption jusqu'en 1993. Césaire restera maire de Fort-de-France jusqu'en 2001.
Son "discours du colonialisme" fut pour la première fois au programme du baccalauréat français en 1998.
Aujourd'hui Aimé Césaire s'est retiré de la vie politique (et notamment de la mairie de Fort-de-France, au profit de Serge Letchimy), mais reste un personnage incontournable de l'histoire martiniquaise. Après le décès de son camarade Senghor, il reste l'un des derniers fondateurs de la pensée négritudiste.

Aimé Cesaire n'est pas mort et son esprit est actif malgre son grand âge. On notera sa réaction aux articles 3 et 4 de la loi du 23 février 2005, dont le but est de faire dire aux historiens que la colonisation fut une chose positive.

# Posté le mercredi 08 août 2007 06:29

Modifié le vendredi 10 août 2007 06:36

Toussaint Louverture - Militaire

Toussaint Louverture - Militaire
Son grand-père, Gaou-Guinou, serait un Africain né au Dahomey (actuel Bénin), issu d'une famille royale d'Allada. Déporté à Saint-Domingue, son père Hippolyte Gaou fut vendu comme esclave au gérant de l'habitation du Comte de Bréda, dans la province du Nord, près du Cap-Français. C'est dans la plantation de ce domaine que naquit Toussaint, prenant alors le nom de son propriétaire, Bréda, comme le voulait l'usage. Son maître, M. Baillon de Libertat, était relativement humain. Il encouragea Toussaint à apprendre à lire et à écrire et en fit son cocher et le commandeur (c'est-à-dire le contremaître) de l'habitation.

Toussaint, malgré une petite taille et une laideur qui lui valait le surnom de Fatras-Bâton, gagna une réputation d'excellent cavalier et de docteur feuille, maîtrisant la médecine par les plantes. Il épousa une femme libre du prénom de Suzanne dont il eut deux fils : Isaac et Saint-Jean. Il adopta aussi un premier fils de Suzanne, le métis Placide, et eut une nombreuse descendance illégitime. Il fut affranchi en 1776, à l'âge de 33 ans. Selon les archives coloniales, il loua une ferme de café d'une ½ quinzaine d'hectares avec treize esclaves.

En août 1791, les esclaves de la plaine du Nord se révoltèrent suite à la cérémonie de Bois-Caïman. Toussaint Bréda devint aide-de-camp de Georges Biassou, commandant des esclaves qui, réfugiés dans la partie orientale de l'île, s'allièrent en 1793 aux Espagnols qui l'occupaient pour renverser les français esclavagistes. Toussaint fut initié à l'art de la guerre par les militaires espagnols. À la tête d'une troupe de plus de trois mille hommes, il remporta en quelques mois plusieurs victoires. On le surnomma dès lors Louverture. Il devint général des armées du roi d'Espagne.
Le 29 août 1793, Toussaint lança sa proclamation où il se présentait comme le leader noir :
« Frères et amis. Je suis Toussaint Louverture ; mon nom s'est peut-être fait connaître jusqu'à vous. J'ai entrepris la vengeance de ma race. je veux que la liberté et l'égalité règnent à Saint-Domingue. Je travaille à les faire exister. Unissez-vous, frères, et combattez avec moi pour la même cause. Déracinez avec moi l'arbre de l'esclavage. »
Le 29 août 1793, le même jour que la proclamation de Toussaint, Sonthonax émancipa l'ensemble des esclaves pour que ceux-ci se joignent à la Révolution. Le 16 pluviôse an II (4 février 1794), la Convention ratifiait cette décision en abolissant l'esclavage dans tous les territoires de la République française.

Par l'intermédiaire du général en chef Etienne Laveaux, les commissaires tentèrent de convaincre Toussaint de rejoindre la République. Ce n'est que le 5 mai 1794, que Toussaint effectua une volte-face. L'armée sous son commandement — qui comptait des soldats noirs, mulâtres et même quelques blancs — défit en quinze jours ses anciens alliés espagnols et enleva une dizaine de villes.
En un an, il refoula les Espagnols à la frontière orientale de l'île et vainquit les troupes de ses anciens chefs qui leur étaient restés fidèles. En juillet 1795, la Convention l'éleva au grade de général de brigade. En mars 1796, il sauva Laveaux, malmené pour sa rigueur lors d'une révolte de mulâtres au Cap Français. En récompense, celui-ci le nomma lieutenant général de la colonie de Saint-Domingue. Le Directoire l'éleva au grade de général de division en août 1796.
Grâce aux armes arrivées avec la commission de 1796, Toussaint disposait d'une armée de 51 000 hommes (dont 3 000 blancs). Il reprit la lutte contre les Britanniques et connut quelques succès, mais pas décisifs. Fatigués d'une telle résistance, les Britanniques se décidèrent à négocier. Toussaint sut écarter des négociations le dernier commissaire civil Julien Raimond, comme le dernier général en chef Hédouville, arrivé en mars 1798. Le 31 août 1798, les Britanniques abandonnèrent Saint-Domingue.

Malgré les proclamations de loyauté de Toussaint Louverture, Bonaparte s'inquiète du risque de perdre une colonie rentable, et cède aux arguments des grands propriétaires et des négociants qui veulent rétablir l'esclavage. Il décide alors d'envoyer son beau-frère, le général Leclerc, reprendre le contrôle de l'île à la tête d'une troupe de 30 000 hommes.
Le 7 mai 1802, Louverture signe à Cap-Haïtien avec les Français un traité qui stipule notamment que l'esclavage ne sera pas rétabli sur l'île.
Trois semaines plus tard, sur une dénonciation de Dessalines, Leclerc arrête Toussaint Louverture, soupçonné de complot et de rébellion, ainsi que sa famille. Le 25 août 1802, Toussaint est emprisonné au Fort de Joux, dans le Doubs, où il sera maintenu isolé et soumis à des interrogatoires répétés. Il y mourra d'une pneumonie le 7 avril 1803.

# Posté le mercredi 08 août 2007 07:02

Modifié le vendredi 10 août 2007 06:36

Cheikh Anta Diop - Sciences

Cheikh Anta Diop - Sciences
Cheikh Anta Diop est né le 29 décembre 1923 à Théytou, dans la région de Diourbel (Sénégal). À l'âge de 23 ans, il part à Paris pour étudier la physique et la chimie mais se tourne aussi vers l'histoire et les sciences sociales. Il suit en particulier les cours de Gaston Bachelard et de Frédéric Joliot-Curie. Il adopte très rapidement un point de vue spécifiquement africain face à la vision européenne dominante de l'époque, selon laquelle les Africains sont des peuples sans passé.[réf. nécessaire]

En 1951, Diop prépare sous la direction de Marcel Griaule une thèse de doctorat à l'Université de Paris, dans laquelle il affirme que l'Égypte antique était peuplée d'Africains noirs et que la langue et la culture égyptiennes se sont ensuite diffusées dans l'Afrique de l'Ouest. Il ne parvient pas dans un premier temps à réunir un jury, mais d'après Doué Gnonsoa, sa thèse rencontre un « grand écho » sous la forme d'un livre, Nations nègres et culture, publié en 1954. Il obtiendra finalement son doctorat en 1960. Il poursuit dans le même temps une spécialisation en physique nucléaire au laboratoire de chimie nucléaire du Collège de France. Diop met à profit sa formation pluridisciplinaire pour combiner plusieurs méthodes d'approche.

Il s'appuie sur des citations d'auteurs anciens comme Hérodote et Strabon pour illustrer sa théorie selon laquelle les Égyptiens anciens présentaient les mêmes traits physiques que les Africains noirs d'aujourd'hui (couleur de la peau, aspect des cheveux, du nez et des lèvres). Son interprétation de données d'ordre anthropologique (comme le rôle du matriarcat) et archéologique l'amènent à conclure que la culture égyptienne est une culture « nègre ». Sur le plan linguistique, il considère en particulier que le wolof, parlé aujourd'hui en Afrique occidentale, est génétiquement apparenté à la langue égyptienne antique.

Diop est un des historiens controversés de son époque[réf. nécessaire]. Lorsqu'il obtient son doctorat en 1960, c'est seulement avec la mention honorable, ce qui en pratique, l'empêche d'enseigner en France. Il revient au Sénégal enseigner comme Maître de Conférences à l'Université de Dakar, désormais renommée Université Cheikh Anta Diop. C'est seulement en 1981 qu'il y obtiendra le titre de professeur. Mais dès 1966, il crée au sein de cette Université de Dakar le premier laboratoire africain de datation des fossiles archéologiques au radiocarbone. ; en collaboration avec celui du Commissariat français à l'énergie atomique (CEA) de Gif-sur-Yvette. Il y effectue également des tests de mélanine sur des échantillons de peau de momies égyptiennes, dont l'interprétation permettrait, selon Diop, de confirmer les récits des auteurs grecs anciens sur la mélanodermie des anciens Égyptiens.

Par ailleurs, dès 1947, Diop s'engage politiquement en faveur de l'indépendance des pays africains et de la constitution d'un État fédéral en Afrique.

« Jusqu'en 1960, il lutte pour l'indépendance de l'Afrique et du Sénégal et contribue à la politisation de nombreux intellectuels africains en France. Entre 1950 et 1953, il est secrétaire général des étudiants du Rassemblement démocratique africain et dénonce très tôt, à travers un article paru dans La Voix de l'Afrique noire, l'Union française, qui, « quel que soit l'angle sous lequel on l'envisage, apparaît comme défavorable aux intérêts des Africains ». Poursuivant la lutte sur un plan plus culturel, il participe aux différents congrès des artistes et écrivains noirs et, en 1960, il publie ce qui va devenir sa plate-forme politique : Fondements économiques et culturels d'un futur Etat fédéral en Afrique noire.»

Cheikh Anta Diop meurt dans son sommeil à Dakar, le 7 février 1986. En 1966, lors du premier festival des arts nègres de Dakar, Diop a été distingué comme « l'auteur africain qui a exercé le plus d'influence sur le XXe siècle ».

Selon Diop, l'homme (homo sapiens), est apparu sous les latitudes tropicales de l'Afrique, dans la région des Grands Lacs. La chaîne d'hominisation africaine serait la seule qui soit complète, la plus ancienne et également la plus prolifique. Ailleurs on trouverait des fossiles humains représentant des maillons épars d'une séquence d'hominisation incertaine.

Si l'Afrique est « le berceau de l'humanité », alors selon Diop les plus anciens phénomènes civilisationnels ont dû nécessairement avoir eu lieu sur ce continent. Donc, non seulement l'Afrique a un passé, mais aussi l'histoire de l'Afrique serait inaugurale, voire matricielle.
Selon Nathalie Michalon, né en Afrique, l'homme y expérimente les plus anciennes techniques culturelles avant d'aller conquérir la planète, précisément grâce à elles. C'est ainsi que la fabrication d'outils (lithiques), la poterie, la sédentarisation, la domestication, l'agriculture, la cuisson, etc. sont attestées en Afrique antérieurement à tout autre endroit du monde.

# Posté le mercredi 08 août 2007 07:24

Modifié le vendredi 10 août 2007 06:36

Mohammed Ali - Sports

Mohammed Ali - Sports
Cassius Marcellus Clay Jr., le 17 janvier 1942, Muhammad Ali-Haj ou encore Muhammad Ali est un boxeur américain considéré comme le meilleur poids lourds de tous les temps. Il fut d'ailleurs nommé sportif du XXe siècle par une assemblée de journalistes internationaux, devant Pelé. Il a acquis la célébrité mondiale autant par ses performances de sportif que par son activisme politique.

C'est en allant déclarer le vol de son vélo, à 12 ans, qu'il fait la connaissance de Joe Martin, policier et entraîneur de boxe local. Martin encouragea le jeune Cassius à apprendre la boxe et l'aida à progresser rapidement.
Si les résultats scolaires de Clay étaient mauvais, ses performances sportives étaient remarquables : encore au lycée, il remporte 6 Kentucky Gold Glove, qui lui permettent d'obtenir son diplôme malgré des notes médiocres. De manière prémonitoire, le principal annonça lors de la délibération concernant la remise de son diplôme de fin d'étude, que Clay serait un jour « la chance de célébrité de cette école ».

Aux Jeux Olympiques d'été de 1960 à Rome, il gagne la médaille d'or des poids mi-lourds. Il devient alors professionnel sous la tutelle de la légende de la boxe Angelo Dundee et se fait rapidement connaître pour son style peu orthodoxe, ses résultats spectaculaires et son auto-promotion incessante. Il se fait connaître sous le surnom de « Louisville Lip » (la lèvre de Louisville) en composant des poèmes prédisant à quelle reprise il mettrait son adversaire KO. Il n'hésitait pas à claironner ses propres louanges avec des phrases telles que « Je suis le plus grand » ou « Je suis jeune, je suis mignon et je suis totalement imbattable ».
A Louisville, le 29 octobre 1960, il gagne son premier combat professionnel.
En 1964, Clay parvient à décrocher l'opportunité de combattre le champion du monde des poids lourds Sonny Liston. Il surprend tout le monde en tenant tête au grand favori Liston qui refusa de quitter son coin pour la huitième reprise, arguant d'une épaule blessée. Clay fut donc légitimement couronné champion du monde des poids lourds. Il confirmera ses qualités en 1965 en mettant Liston KO dès la première reprise du match retour, bien que cette victoire fut controversée car peu d'observateurs virent le « coup fantôme » qui acheva Liston.

Entre les deux matchs, il devint également célèbre pour des raisons dépassant le domaine sportif : il rejoint la Nation de l'Islam et change son nom en Cassius X, puis en 1964 en Muhammad Ali. En 1966, il refuse de servir dans l'armée américaine engagée dans la Guerre du Viêt Nam et devient objecteur de conscience argumentant qu'il n'a « rien contre le Viet-Cong » et qu'« aucun vietnamien ne m'a jamais traité de nègre » (cette seconde citation, souvent avancée, serait en fait fausse). On lui retire en 1967 sa ceinture de champion du monde et sa licence de boxeur et on le condamne à 5 ans de prison. Ce jugement est annulé en appel trois ans plus tard.

Les prises de position d'Ali contre le service militaire ou son entrée dans l'Islam le transforment d'un champion fier mais populaire en l'une des personnalités les plus connues et controversées de son époque. Ses apparitions publiques aux cotés des leaders de la Nation de l'Islam Elijah Muhammad et de Malcolm X ainsi que ses déclarations d'allégeance à leur cause au moment où l'opinion américaine les considère avec circonspection, quand ce n'est pas avec franche hostilité, font également d'Ali une cible d'indignation et de suspicion. Il paraît même parfois provoquer de telles réactions en soutenant des opinions allant du support aux Droits civiques jusqu'au support sans réserve à la ségrégation raciale.

En 1970, il remporte son procès devant la Cour Suprême des États-Unis, qui lui reconnaît le droit de refuser le service militaire. Il récupère alors sa licence de boxe et reprend sa carrière. Il connaît la défaite en perdant sa confrontation pour le titre face à Joe Frazier en 1971 au Madison Square Garden, au bout de quinze reprises éreintantes. Le combat fut à la hauteur des attentes et Frazier ponctua sa victoire en envoyant Ali au sol d'un crochet gauche dans le dernier round. Ali combattit deux fois avec Ken Norton (une victoire, une défaite) avant de battre Frazier aux points lors de leur match retour en 1974, gagnant ainsi le droit de combattre de nouveau pour le titre.

Le tenant du titre, George Foreman, était un jeune boxeur, grand, cognant dur et invaincu qui avait auparavant démoli Frazier, le mettant KO dès la deuxième reprise de leur combat pour le titre. Il était de ce fait largement favori. Le combat eu lieu au Zaïre au Stade Tata Raphaël et fut annoncé par Don King comme « Le grabuge dans la jungle » (« The Rumble in The Jungle »). Dans le match qui établirait définitivement sa réputation comme « le plus grand », Ali réalise son meilleur combat d'un point de vue tactique. A l'approche de la fin du huitième round, le poing droit d'Ali envoie finalement au sol pour la première et dernière fois de sa carrière un Foreman exténué. À la suite de ce combat, il reçoit la Hickok Belt de 1974 récompensant le meilleur athlète professionnel de l'année, ainsi que le trophée du sportif de l'année du magazine Sports Illustrated.

En 1975, Ali bat de nouveau Joe Frazier lors du « Thrilla in Manilla » aux Philippines. De même que le « Rumble », les combats contre Frazier sont considérés comme faisant partie des meilleurs de l'histoire de la boxe. Ring Magazine considéra ce match comme le combat de l'année 1975, Ali remportait cette distinction pour la cinquième fois.
Ali conserva son titre jusqu'à sa défaite en 1978 contre le champion olympique de 1976, Leon Spinks, dont c'était seulement le huitième combat professionnel. Il le battit lors d'un match retour, devenant ainsi champion du monde poids lourds pour la troisième fois. Le 27 juin 1979, il annonça sa retraite et laissa le titre vacant.
Cette retraite fut cependant de courte durée et le 2 octobre 1980, il défia Larry Holmes pour le titre de champion du monde version WBC.

Ali avait un style très original pour un boxeur poids lourd. Il tenait généralement les mains le long de son corps plutôt qu'en position haute pour protéger son visage comme dans le style habituel. Il faisait confiance à ses réflexes ainsi qu'à son allonge extraordinaires (2,10 m. d'envergure) pour parer les coups de son adversaire.

On diagnostiqua qu'Ali était atteint de la maladie de Parkinson en 1982 ; par la suite, ses fonctions motrices commencèrent à décliner lentement. Malgré cela, il demeure un héros pour des millions de personnes dans le monde. Sa conversion à l'Islam sunnite officiel, et sa prise de distance avec l'historique Nation of Islam explique en partie son retour en grâce aux États-Unis.
En 1985, on lui demanda de négocier la libération de ses compatriotes kidnappés au Liban ; en 1996, c'est lui qui alluma la flamme olympique à Atlanta. Durant les même olympiades, on lui offrit également une médaille d'or pour remplacer celle qu'il avait gagnée en 1960 et qu'il avait jetée dans l'Ohio parce qu'on avait refusé de le servir dans un restaurant à cause de sa couleur.

# Posté le mercredi 08 août 2007 08:34

Modifié le vendredi 10 août 2007 06:36